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Sommaire :
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Les ostréiculteurs de la Ria d'Etel mènent une réflexion depuis 1996 autour de la qualité de l'eau de la Ria, en relation avec les agriculteurs. Cette réflexion a abouti à un projet de mise en place d'un CTE (Contrat Territorial d'Exploitation) collectif unissant les deux professions primaires, les "Paysans de la Mer" et les "Paysans de la Terre".et dont une des mesures obligatoires est l'adhésion à une charte des bonnes pratiques. (1) La Charte des Bonnes Pratiques de production et d'expédition des huîtres creuse de la Ria d'Etel. Ce projet de charte concerne les conditions de production et d'expédition des huîtres creuses de la Ria d'Etel. Elle garantit au consommateur que l'huître de la Ria est une huître creuse de l'espèce Crassostrea gigas. Lors de la phase d'élevage, l'ostréiculteur s'engage à mettre en place une traçabilité de sa production, visant à garantir au consommateur que les huîtres de la Ria ont été élevées durant les 6 derniers mois en Ria d'Etel par des ostréiculteurs de la Ria. De plus, les huîtres de la Ria doivent obligatoirement passer en bassin insubmersible 24 h avant d'être expédiées pour la vente à la consommation. Lors de l'expédition (lorsqu'elles sont mises en bourriche), les huîtres sont contrôlées une à une à la main afin de garantir leur présentation et leur conservation. Au cours de la durée du CTE (5 ans), en plus des auto-contrôles réglementaires, l'ostréiculteur s'engage à effectuer deux analyses sur 5 ans concernant les pesticides, les hydrocarbures et les métaux lourds. Sur les points de vente, les huîtres creuses de la Ria seront reconnaissables grâce à leur étiquetage et à leur couvercle spécifiques. (2). Les mesures conchylicoles Elles ont pour objectif de préserver la "Qualité" de la Ria tout en assurant la présence de l'activité ostréicole. Ces mesures doivent permettre à long terme de concilier les activités humaine et ostréicole en particulier, avec la fragilité d'un milieu naturel, sensible par sa particularité hydrographique. Les ostréiculteurs s'engagent à améliorer la qualité paysagère de la Ria par des efforts d'insertion de leurs exploitations. De même, soucieux de la qualité bactériologique des eaux de la Ria et conscients des efforts fournis par la profession agricole, ils garantissent un fonctionnement optimum du système d'assainissement de leurs exploitations. La préservation du paysage et du milieu implique aussi la nécessité de gérer les déchets inhérents à l'activité ostréicole (coquilles, ferraille, plastiques, ...) par la mise en place de systèmes de stockage spécifiques. L'entretien et la conservation du bâti conchylicole participe aussi à la préservation du paysage et du patrimoine morbihannais. En parallèle à ces mesures Environnement / Territoire, les
ostréiculteurs de la Ria valorisent leur production d'huîtres creuses par la
mise en place d'une charte des bonnes pratiques de production et
d'expédition. Cette charte apporte au consommateur des garanties
supplémentaires à la réglementation en terme de traçabilité
notamment. En lien avec la charte, les ostréiculteurs s'engagent à apporter
un soin particulier aux concessions par le désenvasement
régulier. Cette pratique permet d'améliorer les conditions de production et
par conséquent la qualité du produit. NDLR : aujourd’hui, les CAD ont remplacé les CTE. La démarche des ostréiculteurs de la Ria d’Etel est suspendue, dans l’attente d’un CAD conchylicole… ********* Sites à découvrir :
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Depuis le début de l’année 2001, des marins pêcheurs, conchyliculteurs et agriculteurs du Sud Finistère et du Morbihan se mobilisent au sein de l’Association C.A.P. 2000. L’objectif est de comprendre et d’intervenir ensemble sur les pollutions qui touchent les activités de pêche et de cultures marines. Un dialogue interprofessionnel s’est mis en place pour mettre les mêmes définitions sur les mots "bactériologie", "nitrate", "phytoplanctons toxiques", "épandage de fertilisants organiques", afin que chaque professionnel comprenne les préoccupations propres à chaque profession. Pour cela, les professionnels de l’Association font souvent appel aux formateurs du Cempama (Centre de Formation situé dans le Finistère sud), de l’ENSA de Rennes, disposant ainsi de données concrètes et analysables en groupe. L’association dispose également d’un animateur, chargé d’accompagner les professionnels sur les bassins versants littoraux. Plusieurs projets sont maintenant en route, basés sur le volontariat des professionnels : récemment une quarantaine d’agriculteurs du sud-est du Morbihan se sont constitués en C.U.M.A. de compostage pour mieux valoriser les effluents organiques des élevages et sécuriser les épandages agricoles. Des réseaux de surveillance de la qualité de l’eau vont être mis en place (Rivière de Pénerf et Ria d’Etel notamment). Durant l’année 2002, des journées de formation ont été proposées, par bassins versants littoraux, pour les conchyliculteurs, associés à des agriculteurs et pêcheurs ---> Objectifs : comprendre les phénomènes de pollutions de l’eau, déterminer leurs origines (rejets de stations d’épuration des collectivités, des entreprises et des particuliers, pollutions agricoles, …) et proposer des aménagements à l’échelle des bassins versants. De telles sessions ont déjà été organisées par Pierre Mollo du Cempama, pour les marins pêcheurs, basées sur l’analyse phytoplanctonique de prélèvements d’eau effectués en mer. L’opération se renouvellera donc ici, avec les conchyliculteurs et agriculteurs exerçant leur activité sur le littoral. Contact : Pierre-Yves ROUSSEL 02 97 40 74 22
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