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La Coque (Cerastoderma edule)
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Elevage
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Les coques appartiennent à la famille
des cardiidés. Il
existe peu de document sur l'élevage de la coque qui se résume actuellement
à du grossissement de juvéniles, issus de bancs naturels.
Elevage :
La ponte des coques intervient en juin,
juillet, uniquement dans le milieu naturel.
Le naissain (toutes jeunes coques)
destiné à l'élevage provient principalement du Morbihan. A partir de
septembre et pendant l'hiver, il est pêché dans l’estuaire de la
Vilaine, par des pêcheurs professionnels. Ces pêcheurs les revendent
ensuite aux producteurs principalement situés dans le secteur du Croisic.
Les petites coques sont alors mises à la
pousse, dans des vasières sablonneuses sur terrain découvrant à toutes les
marées. Les coques découvertes ainsi quotidiennement, à chaque marée, sont
plus résistantes et de meilleure qualité.
Récolte :
Les coques restent alors un à deux ans
sur parcs, enfouies dans le sable, jusqu'à la récolte.
La phase de récolte est mécanisée, elle
se fait à l'aide de tracteurs munis de récolteuses, proches de celles
utilisées pour la récolte des palourdes.

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La Palourde (Tapes philippinarum / Tapes decussatus )
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Elevage
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Deux espèces principales de palourdes
sont élevées : la palourde dite européenne (Ruditapes decussatus) et plus
récemment introduite la palourde dite japonaise (Ruditapes philippinarum).
Anatomie :
La palourde est un coquillage à la chair
fine et délicate de la famille des Vénéridés (d'où le nom de son élevage :
la vénériculture), que l'on peut trouver enfouie dans différents types de
substrats tels que le sable, et la vase.
C'est un mollusque bivalve
lamellibranche filtreur qui, grâce à ses 2 siphons (l'un permettant
l'entrée et l'autre la sortie de l'eau de mer) respire et capte le
phytoplancton dont il se nourrit.
Elevage :
L'élevage de la palourde existe depuis
un demi-siècle seulement mais a bénéficié d'études permettant de bien
connaître son cycle biologique.
L'élevage commence soit par l'achat de
naissain produit en écloserie soit par la pêche dans le milieu naturel de
petites palourdes.
L'écloserie :
l'obtention des pontes se fait par choc thermique à partir de géniteurs
prélevés dans le milieu naturel ou conservés dans des bacs de
conditionnement jusqu'à leur maturité. Les larves mobiles (pédivéligères)
puis immobiles (métamorphosées) sont nourries avec du phytoplancton jusqu'à
obtenir une taille de 2 à 3 mm : le naissain. A ce stade, le naissain est
trié sur des tamis puis mis en pré-grossissement, en structure à terre
(nurserie) ou en poche sur l'estran.
La pêche
(hors du champ de la conchyliculture) : l’accès et les limites des
zones de pêche sont réglementées. Le nombre de pêcheurs pouvant intervenir
sur cette espèce est également limité.
Le grossissement et la récolte :
les palourdes sont semées manuellement ou à l'aide d'une machine, entourées
d'un enclos ou recouvertes d'un filet empêchant ainsi les crabes et autres
prédateurs de venir se servir. Selon la source d’approvisionnement
(écloserie ou naturelle), la taille au semis est très variable (de 8 à 20
mm). En cours d’élevage, le filet est retiré et la pêche intervient
18 mois environ après le semis. Les palourdes, alors âgées de 2 à 3 ans, sont
récoltées à l'aide d'une machine spéciale et prêtes à être dégustées.
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La Moule (Mytilus edulis, Linné, 1758)
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Elevage
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Anatomie :
La moule est également un bivalve lamellibranche.
Elle possède un pied qui assure son déplacement et une glande qui assure sa
fixation grâce au byssus (bouquet de filaments).
Cliquez
ici pour une vue en coupe
La coquille de la moule est constituée à
95 % de carbonate de calcium. Elle renferme le corps de l'animal. Les
branchies ont un rôle essentiel dans la filtration (la moule filtre jusqu'à
4 litres d'eau par heure).
Elevage :
On distingue différentes phases dans l'élevage de la moule :
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Le captage :
afin de pouvoir "récupérer" les moules afin de les élever, le
mytiliculteur doit les "piéger" sur des collecteurs, placés à
proximité des zones de reproduction. Ces collecteurs sont soit des cordes
fixées sur les bouchots (pieux en bois de chêne d'environ 5 m de hauteur,
utilisés en baie de Vilaine par exemple), soit sur des cordes tendues
horizontalement, soit en eau profonde sur filières (cordes verticales
soutenues par des flotteurs en pleine mer). Une fois que les jeunes moules
atteignent environ 1 cm, la phase d'élevage peut commencer.
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Elevage sur bouchots
(culture sur pieu). Les cordes sont enroulées autour des bouchots et au
bout de quelques mois, les pieux sont chargés de moules. Comme les risques
de détachement sont forts, les moules sont dédoublées et mises en boudin
puis fixées à nouveau sur les pieux.
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Culture sur filière :
le plus souvent, les cordes sont laissées telles quelles en mer du captage jusqu'à
la récolte.
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Culture à plat :
les moules peuvent aussi être mises à plat sur le sol afin d'y être
élevées.
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La récolte des moules :
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En Bretagne Sud, les moules de
bouchots sont récoltées :
- soit à la main grâce à des péchoires
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- soit par des engins motorisés appelés des pêcheuses.
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En Bretagne Sud, la production de moules atteint 2500 tonnes
en 2000. (source : CNC)
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Les Huîtres (Crassostrea gigas et Ostrea edulis)
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Elevage
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Anatomie :
L'huître possède une coquille constituée
de deux valves plus ou moins creuses, composées principalement de calcium
(95 %) et d'oligo-éléments tels que le fer et le magnésium.
Cliquez ici pour une vue en coupe
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Le muscle adducteur : Il
permet d'assurer le mécanisme de fermeture / ouverture et l'expulsion des
larves et des excréments grâce à ses contractions.
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Le manteau :
Constitué de deux lobes, il renferme ce que l'on appelle la cavité
palléale. Son rôle est double puisqu'il assure la filtration pour la
nutrition de l'huître et constitue un organe sensoriel.
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Les branchies :
Elles sont constituées de minuscules filaments irrigués et équipés de cils
vibratiles. Par leurs mouvements, elles créent des courants qui apportent
la nourriture vers la bouche. Ainsi, elles filtrent l'eau pour en extraire
les éléments nutritifs mais également l'oxygène dissous. L'huître creuse
filtre en moyenne 15 litres d'eau par heure.
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L'appareil digestif :
Il est constitué de la bouche, l'œsophage, la partie stomacale, le
foie (hépatopancréas qui sert de réserve en glycogène) et l'intestin.
L'huître se nourrit essentiellement de phytoplancton (diatomées, flagellés,
..) et de zooplancton, sels minéraux, …
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L'appareil reproducteur :
La gonade varie de taille en fonction des saisons. La période estivale est
caractérisée par une forte activité reproductive. L'huître creuse est
ovipare et la fécondation se fait à l'extérieur de l'huître. L'huître plate
est vivipare puisque les gamètes femelles sont conservés dans la cavité
palléale en attendant d'être fécondés par les spermatozoïdes émis dans le
milieu. Les larves sont ensuite "incubées" une dizaine de jours
avant d'être expulsées.
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Elevage : L'élevage
de l'huître creuse se déroule en plusieurs étapes.
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Le captage :
Les larves restent pélagiques pendant une quinzaine de jours avant de subir
une métamorphose et de se fixer sur un substrat. C'est à ce moment
qu'intervient le captage, étape qui consiste à disposer des collecteurs
dans le milieu pour "récupérer" les huîtres afin de les mettre en
élevage. Ces collecteurs, placés à proximité des zones de reproduction sont
constitués de tuiles chaulées ou de supports plastiques (tubes ou coupelles)
pour l'huître creuse (à Marennes-Oléron et à Arcachon), ou de coquilles de
moules pour l'huître plate (principalement dans le Morbihan en Baie de
Quiberon). Les jeunes huîtres (environ 1 cm) qui se sont fixées constituent
ce que l'on appelle le naissain.
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L'élevage :
le naissain capté sur des collecteurs est détroqué (les jeunes huîtres sont
décollées de leurs supports de captage). L'élevage des huîtres peut ensuite
se faire :
o En
poches sur des tables (culture en surélevé) : les huîtres sont mises en
poches dont le maillage diffère en fonction de la taille des huîtres. Les
poches sont fixées sur des tables posées à même le sol.
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o
Au sol (culture à plat) : ce type d'élevage
n'utilise pas de poches. Les huîtres sont directement mises sur le sol.
o
En eau profonde (cas de la baie de
Quiberon) : les huîtres sont semées sur des parcs qui atteignent souvent
jusqu'à 10 mètres de profondeur. Cette méthode se pratique à partir de
pontons dragueurs.
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La récolte des huîtres :
En fonction des méthodes d'élevage, la
récolte se fait différemment. En eau profonde, les huîtres sont récoltées à
l'aide de dragues tractées pouvant remonter jusqu'à 500 kg d'huîtres.
En eau profonde, les huîtres sont
récoltées à l'aide de dragues tractées par un ponton pouvant remonter
jusqu'à 400 kg d'huîtres.
Les huîtres en poches sont récoltées
simplement en détachant les poches des tables. Au sol, les huîtres sont
soit ramassées à marée basse grâce par exemple à des râteaux ou par dragage
lorsque la hauteur d'eau le permet.
En Bretagne Sud, la production d'huîtres
creuses est d'environ 20 000 tonnes en 2000 (source : CNC)
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